L’association Zerodechet propose une définition du 0-déchet simple et pertinente :« La démarche zéro déchet, zéro gaspillage, c’est un ensemble de pratiques que l’on peut mettre en place
pour réduire les déchets (emballages, plastiques, produits à usage unique…) et le gaspillage (des objets, des ressources, alimentaire…). Et ainsi contribuer à réduire les problèmes environnementaux et sanitaires qu’ils posent. »
Plus qu’une simple définition, le 0-déchet est un engagement et une philosophie de vie tout entière. C’est réduire à la fois nos poubelles visibles (emballages, contenants divers, aliments, produits à usage unique, etc.) et nos poubelles invisibles (par exemple la consommation d’eau et de matières premières nécessaires à la fabrication des produits) en encourageant la sobriété (moins d’achats neufs, éviter la surconsommation, le gaspillage alimentaire, etc).
S’ancrer dans une démarche 0-déchet, c’est agir selon 5 règles principales, « les 5R », qui s’articulent autour de la sobriété.
Si l’ensemble des êtres humains vivaient comme les Suisses, il faudrait presque trois planètes pour satisfaire les besoins de chacun. Les gestes individuels, conjugués et multipliés, sont importants pour limiter notre impact collectif sur l’environnement.
Il est possible de modifier notre mode de vie pour devenir des citoyennes et citoyens encore plus éco-responsables.
Ces petits gestes ou grandes actions peuvent aussi avoir un effet d’émulation et encourager d’autres personnes à agir, dans son entourage ou voisinage, dans son supermarché ou autour d’une table. La démarche « zéro déchet » est souvent un point de départ pour aller plus loin.
Réutiliser, oui. Et aussi refuser, réduire et demander aux grandes marques de changer leurs modes de production et de distribution par exemple.
Face à la gravité de la crise climatique, notre prise de conscience individuelle et collective est essentielle pour changer de modèle de société.
Cependant, l’impulsion nécessaire pour relever le défi climatique doit avant tout être donnée par les autorités publiques et ne peut pas se limiter à la mobilisation individuelle.
Il est nécessaire d’avoir une réponse politique à la hauteur de l’urgence.
En effet, au moins 70 % de l’effort climatique repose sur l’action de l’État et des entreprises, et jusqu’à 30 % sur les actions individuelles.
Accélérons le changement de nos modes de consommation pour inciter nos gouvernements à enclencher une véritable transition écologique.